Comment Co-valence blog structure un plan d’action net zéro crédible ?

Réduire ses émissions de gaz à effet de serre, la plupart des entreprises en parlent. Structurer un plan d’action net zéro qui tient la route face aux référentiels scientifiques, c’est une autre affaire. Le blog Co-valence propose une approche méthodique pour passer de l’intention affichée à une trajectoire de décarbonation vérifiable, alignée sur les exigences les plus récentes.

Scope 3 et chaîne de valeur : le point de départ que beaucoup esquivent

Vous avez déjà remarqué que la plupart des plans climat d’entreprise se concentrent sur les émissions directes (scope 1) et l’énergie achetée (scope 2) ? Ces deux périmètres ne représentent souvent qu’une fraction des émissions réelles.

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Le scope 3 couvre tout le reste : achats de matières premières, transport amont et aval, usage des produits vendus, fin de vie. Pour de nombreuses organisations, ce scope pèse la majorité de l’empreinte carbone totale.

Un plan d’action net zéro crédible commence par là. Co-valence insiste sur la nécessité de cartographier les postes d’émission scope 3 avant de fixer des objectifs. Sans cette étape, toute trajectoire de réduction reste partielle. Le SBTi Corporate Net-Zero Standard l’exige d’ailleurs explicitement : les réductions doivent couvrir les scopes 1, 2 et 3 pour qu’un objectif soit validé.

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Homme analysant un plan d'action net zéro à son bureau à domicile avec documents imprimés et données carbone

SBTi Net-Zero Standard : ce que le référentiel impose concrètement

Le SBTi (Science Based Targets initiative) a publié son Corporate Net-Zero Standard, avec des mises à jour récentes qui durcissent les règles du jeu. Ce référentiel structure la démarche promue par Co-valence blog.

Réduction profonde avant toute compensation

Le principe central est limpide : une entreprise ne peut pas revendiquer le statut net zéro avant d’avoir atteint ses objectifs de réduction long terme. Les crédits carbone ne remplacent pas les baisses d’émissions réelles. Ils interviennent uniquement pour neutraliser les émissions résiduelles, celles qu’on ne peut techniquement pas supprimer.

Le SBTi encadre strictement l’usage des « beyond value chain mitigation ». En clair, financer des projets de séquestration hors de sa chaîne de valeur reste encouragé, mais ce financement ne peut pas être comptabilisé dans la trajectoire de réduction elle-même.

Jalons intermédiaires à horizon 2030

Fixer un objectif net zéro pour 2050 sans jalons intermédiaires ne suffit pas. Le référentiel impose des cibles de réduction à court terme, généralement sur cinq à dix ans. Co-valence blog détaille comment décomposer ces jalons par poste d’émission, ce qui rend la trajectoire auditable année après année.

Crédits carbone dans un plan net zéro : ce qui est accepté et ce qui ne l’est plus

Pourquoi ce sujet mérite un traitement à part ? Parce que la confusion entre compensation et contribution reste le principal écueil des plans climat d’entreprise.

Voici ce que le cadre actuel distingue :

  • La réduction des émissions propres (scopes 1, 2, 3) constitue le socle non négociable du plan. Aucun crédit carbone ne peut s’y substituer.
  • La neutralisation des émissions résiduelles intervient après avoir atteint l’objectif long terme. Elle utilise des crédits de séquestration permanente (reboisement durable, capture directe).
  • La contribution au-delà de la chaîne de valeur (beyond value chain mitigation) finance des projets climat externes. Elle est valorisée séparément, sans impact sur le score de réduction interne.

Co-valence blog souligne que les durcissements récents sur l’usage des crédits carbone rendent caduques bon nombre de stratégies de « neutralité carbone » affichées ces dernières années. Un plan net zéro crédible repose sur la réduction mesurable, pas sur l’achat de certificats.

Intégrer biodiversité et nature dans la trajectoire climat

Les référentiels climat évoluent vers une approche combinée « nature et climat ». Un plan de transition focalisé uniquement sur le CO₂ passe à côté d’un pan entier du problème.

Des travaux récents, notamment ceux présentés au World Economic Forum, insistent sur la nécessité d’articuler décarbonation et préservation de la biodiversité. La dégradation des écosystèmes naturels (forêts, sols, zones humides) affaiblit les puits de carbone existants, ce qui compromet les trajectoires net zéro même les plus ambitieuses.

Co-valence blog intègre cette dimension en recommandant d’évaluer l’impact des activités sur les écosystèmes en parallèle du bilan carbone. Concrètement, cela signifie :

  • Identifier les dépendances de l’entreprise vis-à-vis des services écosystémiques (pollinisation, régulation de l’eau, fertilité des sols).
  • Mesurer les pressions exercées sur la biodiversité dans la chaîne d’approvisionnement, en plus des émissions de GES.
  • Prioriser les actions de réduction qui génèrent des co-bénéfices pour le climat et la nature (agroécologie, restauration de sols dégradés).

Équipe de consultants en développement durable collaborant autour d'un plan net zéro lors d'une réunion stratégique

Attentes des investisseurs : transparence sur les hypothèses et les trajectoires

Les contenus sur le net zéro abordent rarement la pression exercée par les coalitions d’investisseurs. Des alliances comme la Net-Zero Asset Owner Alliance exigent désormais des critères précis dans les plans de transition des entreprises en portefeuille.

Parmi ces critères : la publication de trajectoires intermédiaires chiffrées à horizon 2030, la transparence sur les hypothèses de prix du carbone utilisées dans les projections financières, et l’engagement à ne pas développer de nouvelles capacités fossiles.

Co-valence blog recommande d’anticiper ces attentes même pour les entreprises non cotées. La raison est pragmatique : les exigences des investisseurs institutionnels se diffusent progressivement vers les financeurs privés, les banques et les assureurs. Préparer un plan net zéro aligné sur ces critères ouvre l’accès à des conditions de financement plus favorables.

La structuration d’un plan d’action net zéro crédible repose sur un enchaînement précis : cartographie complète des émissions (scope 3 inclus), alignement sur le SBTi Net-Zero Standard, distinction claire entre réduction et compensation, intégration des enjeux biodiversité, et transparence vis-à-vis des parties prenantes financières. Chaque maillon renforce la cohérence de l’ensemble. Un plan qui en saute un devient vulnérable, que ce soit face à un audit CSRD ou à un investisseur exigeant.

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